Le bouc émissaire et le désire mimétique dans Ma vie en rose

This is the last essay I wrote for my last French class of my college career (it was on French cinema). I’ve lost essays before because I don’t always back up my computer, and this one is really important to me, so I wish to preserve it. You don’t have to read it. This is mainly for my own plaisir.

Le film Ma vie en rose a forcement débattu la question du genre en racontant la vie d’un garçon de sept ans qui désire être fille et se marier avec une de ses camarades de classe. Mais les choses ne sont pas si simples. Son indécision de genre à sept ans n’est pas compatible avec le voisinage dont il est parti, au moins dans les yeux des gens qui habitent là-bas. Involontairement et immédiatement, il représente un tabou, peut-être le plus exécré de tous les tabous parce qu’il remet en question tous les fondements de la société, qui a été pour des milléniums définis par la dichotomie de l’homme et la femme. La présence de Ludo, donc, devient une sorte de catalyseur dans cette société en particulier, et bientôt, il se transforme en le bouc émissaire dont René Girard a parlé.

C’est à dire, Ludo va être persécuté. A la surface, parce qu’il est une anomalie parmi eux. Si on pénètre cette surface, cependant, on trouvera que le problème n’est pas Ludo, mais eux. Comme Girard a dit, au lieu d’assumer la responsabilité des problèmes qui commencent a surgir, les gens attribuent cette responsabilité a « other people who seem particularly harmful for easily identifiable reasons » (Scapegoat14). C’est clair qu’un petit garçon qui se habille en vêtements de fille peut être facilement reconnaissable. Il continue en disant que l’objet de la persécution est souvent « the weakest and most defenseless, especially young children » (Scapegoat 14).

Ces deux traits sont évidemment trouvés dans Ma vie en rose parce que la présence de Ludo rappelle les points faibles aux gens dans ce voisinage—leurs propres tabous déguisés en désirs et fantaisies. Ludo, involontairement, les fait sortir. Il révèle le mal de la société, et par conséquent il est blâmé pour leur malheur. « Ultimately, the persecutors always convince themselves that a small number of people, or even a single individual, despite his relative weakness, is extremely harmful to the whole of society » (Girard 15).

Alors, l’incipit du film essaie d’établir la rigidité de la société pour aider le spectateur à comprendre pour quoi Ludo est remarqué parmi d’autres. Ce petit monde, qui paraît être une parodie d’un voisinage américain, est contrôlé par des règles et standards stricts, de la structure des maisons aux usages sociales. Les premières scènes répètent l’action d’un fermeture a glissière pour montrer pas seulement tout ce que les femmes doivent faire pour paraître acceptables mais, plus important, pour signaler la homogénéité de la vie dans ce société. Chaque couple et chaque famille désormais commencent à donner des indices au spectateur qu’il faut faire les choses d’une certaine manière. Ca inclut porter des nœuds papillon et porter des robes, et toujours être poli et heureux.

La fête de bienvenue semble être un symbole ironique parce que, bien que son but soit de accueillir les Fabre et les présenter à la communauté, ils seront bientôt ostracisés. Tous ces couleurs éclatantes et décorations superflues dissimulent la réalité du voisinage. Même Granny se moque de la banderole à l’entrée de la maison de sa fille. Elle est aussi la seule personne qui remarque que toutes les maisons se ressemblent, et juste après la fête, la caméra nous montre dans un plan symétrique la synchronisation de la vie à ce voisinage, ou tous les garages s’ouvrent et toutes les voitures départent a la même fois. Le réalisateur ne hésite pas en placer un personnage qui n’est pas aveugle à la réalité des choses. Mais une voix dissidente parmi la foule reste étouffée, et Granny a ses propres problèmes.

Peu a peu, a cause de le statut de Ludo comme bouc émissaire, nous nous rendons compte que, sous ce vernis fragile de perfection, il existe un tissu de problèmes dans la communauté de Ludo, et que ces problèmes sont des tabous, ironiquement construits par les contrevenants à la loi sociale. Ludo sera impliqué jusqu’aux problèmes soient résolus.

Girard, dans son œuvre La violence et le sacré, essaie de expliquer ce qui se passe dans le film, comme dans plusieurs conflits fictives et réelles. Il dit que dans les relations humaines les mots comme l’égalité et la similarité évoquent une image d’harmonie, exactement comme ces images du voisinage qui sont établis d’abord. « If we have the same tastes and like the same things, surely we are bound to get along. But what will happen when we share the same desires ?»

La réponse, selon Girard, est la rivalité. Girard parle du désire mimétique, un terme qui signifie que l’origine d’une désir dans une personne est a cause de l’emprunt du désir d’une autre personne.  La raison pour laquelle c’est important de comprendre ce terme est parce que Ludo est à la fois le bouc émissaire et le révélateur du réseau des désirs mimétiques, et donc complètement responsable, dans les yeux du voisinage, pour le désordre (la rivalité) qui résulte. Il est la source de la tension entre ces deux concepts.  La famille de Ludo aussi est involontairement responsable pour le désordre, et c’est pour ca que nous voyons après la pièce scolaire de Blanche Neige l’expulsion symbolique de tous les Fabre.

Par exemple, avant de fêter la bienvenue des Fabre, Albert, le patron du père de Ludo, et son épouse, Lisette, conversent sur eux parce que Lisette ne les connaît pas. « C’est une grande famille, non ? » demande Lisette. « Ah, formidable. Ils ont quatre enfants » répond Albert. A cet instant, Albert s’est rendu compte que ce commentaire a blessé Hanna, parce que, comme nous apprenons plus tard, leur fille est morte, et ce qui reste est Jérôme, leurs fils de sept ans et l’objet d’amour de Ludo. Par conséquent, les Fabre deviennent l’idéale dans les yeux de Lisette, et probablement Albert. Ils convoitent cette fertilité qu’ils manquent, même si le faire est un tabou religieux.  Et c’est exactement ce désir mimétique qui les pousse à traiter les Fabre comme parias. Ludo n’est qu’une excuse, un bouc émissaire, pour cette douleur cachée.

Il faut mentionner que la scène ou Ludo et Jérôme sont sur le point de « se marier » dans la chambre de la sœur morte de Jérôme, c’est Ludo qui est blâmé pour le spectacle. Autres scènes, cependant, suggèrent que Jérôme est en train de chercher son identité, par exemple lorsqu’il préfère jouer avec Ludo plutôt que Sophie pendant la recréation. Jérôme, c’est évident, se sent comme Ludo, mais ces parents ne le acceptent ni le tolèrent. Albert et Lisette, dehors la champ de la camera, menacent leur fils qu’être homosexuel signifie aller en enfer, l’incitant a rejeter Ludo et, peut-être, son désir secret pour lui. Evidemment, ils sont coupables pour construire les tabous qui règnent dans ce voisinage, et ils jouent une grande partie dans la complicité de leur douleur et celle des autres.

En réalité, la plupart des adultes dans le film sont coupables pour leur propre douleur interne, qui se traduise en la persécution de Ludo. Comme susmentionné, Albert et Lisette ont une rôle puissant dans ces deux choses, mais la famille de Ludo est responsable aussi, particulièrement Pierre, le père de Ludo.

Pierre et Albert sont le disciple et le modèle, respectivement, dont Girard parle dans le processus du désir mimétique. Le modèle, écrit Girard, favorise l’imitation de sa vie et se considère sensiblement au-dessus du disciple. Ca peut expliquer pour quoi Albert, bien qu’il soit très fier de sa position comme patron et père, se sent menacé par le fait que son fils ressemble le fils de son disciple, Pierre.  Pendant ce temps, le disciple « feels both rejected and humiliated, judged unworthy by his model of participating in the superior existence the model himself enjoys » (Violence 146).

Cette rivalité dans Ma vie en rose est très évidente, particulièrement parce que Pierre travaille pour Albert, et donc, il doit faire le possible pour s’accrocher a son boulot. Malheureusement, le bouc émissaire de Ludo doit souffrir tandis que son père essaie de réussir. Pierre reproche Ludo quand il utilise les vêtements de la sœur de Jérôme et lorsque lui et Hanna l’emmènent au psychologue. Pierre promet à Albert que la psychologue va régler Ludo.

Il faut ajouter que Lisette, pendant la fête de Sophie, dit « Albert n’aime pas beaucoup ce gens la. Il pense que si la société n’était pas aussi dégénéré, il n’aurait pas besoin pour des fous qui s’occupent d’autres fous ». Sa remarque rappelle les Fabre de leur position sous Albert et Lisette, et aggrave la rivalité entre les deux hommes. C’est jusqu’à la scène ou Pierre dit qu’il a été terminé, qu’il partage la marginalisation de Ludo. Et en répondant a la question innocent de Ludo si c’est ca faute, il dit : « Non, les gens sont des cons. » Les gens, ou vraiment, les adultes ?

« To make the reciprocity complete, we need only add that the disciple can also serve as a model, even to his own model, » exprime Girard (Violence 146).  Lorsque Hanna est présentée dans la fête de bienvenue, Albert la regarde avec des yeux qui exsudent le désir. Lisette s’est rendu compte, mais ne dit rien. C’est après la dernière session avec la psychologue lorsque Hanna intentionnellement donne un baiser à Albert qu’elle réagisse. Il remarque que Hanna est folle parce qu’il ne peut pas admettre qu’il désir la femme de son ancien employé, un désir mimétique dont l’origine est Pierre mais aussi l’image idéale perpétué par la société.  Puis, Albert dit que la famille Fabre représente le mal. Une autre fois, l’état de Ludo comme bouc émissaire est renforcé, mais cette fois il est accompagné par sa mère aussi.

Hanna, comme les reste, a son rôle dans la victimisation de Ludo a cause de son désir mimétique de monter l’échelle sociale. Lorsque Pierre perde son boulot, la première chose dont Hanna s’inquiète est déménager parce qu’ils n’ont pas les moyens pour garder ce style de vie.  Ludo innocemment demande si c’était sa faute. Pierre le dénie. « Je m’emmerde de la hypocrisie » elle hurle. « Oui, c’est ta faute. » Elle a la même réaction quand Ludo doit changer écoles.

Il faut parler de Granny, l’autre adulte avec un rôle puissant dans le film. Le désir d’elle est simple et évident des qu’elle est présentée : elle veut être jeune. Elle arrive à la maison de sa fille en une décapotable jeune éclatant et implore ses petits-enfants de l’appeler « E-li-sa-beth », pas Granny. Pendant la fête, tandis qu’elle danse à une chanson pop, son gendre remarque « elle se déguise en jeune ».  Elle ne cache pas son désir, particulièrement à Ludo. Granny lui admet que elle veut être comme Pam, fine, mais puis elle lui dit qu’il faut affronter la réalité. Quand elle désir être jeune, cependant, elle ne le fait pas d’une manière qui blesse Ludo. Elle « fermez les yeux » et vit sa fantaisie. De tous, Granny est le plus acceptable et la seule personne qui ne considère pas a Ludo comme un bouc émissaire, particulièrement quand il lui dit qu’il et Jérôme allaient se marier quand il ne soit plus garçon. Le garçon de sept ans n’est pas tellement différent a elle, Granny détermine par contre aux autres adultes qui ne veulent pas s’associer avec lui.  Le problème est-ce que le désir d’être jeune est plus acceptable, dans les yeux d’autres, que vouloir changer de genres.

Finalement, le bouc émissaire, Ludo, a son propre désir mimétique dont la racine est Pam, la poupée et une sorte de fée pour Ludo.  La seule fois que nous le voyons être violent est pendant la pièce de Blanche Neige. Pour vivre sa fantaisie de devenir elle, il imite les adultes en sabotant la pièce et forçant à Sophie de lui donner ses vêtements. One peut justifier ses actions dans le sens qu’il les a appris de ses parents. Il y a d’autres exemples dans le film ou les enfants imitent leurs parents, comme quand Sophie ne veut pas jouer avec Jérôme parce qu’il est un « tapette » (nous voyons un Albert furieux confronter le père de Sophie).  Une autre exemple est la pétition réclamant le renvoi de Ludo—c’était signé par les parents, pas les enfants.  Les enfants, nous semble dire le réalisateur, sont innocents. Ce sont les adultes qui causent la douleur, comme quand Ludo est « castré ». Toute sa famille regarde l’acte sacré de sa castration de cheveux. Ils savent ce qu’ils font et la violence qu’ils inspirent. Désormais, Ludo n’est pas le même.

Alors, nous témoignons comment les désirs mimétiques des adultes ont effectué la persécution et transformation de Ludo. La plupart du voisinage a tourné le dos à Ludo, mais au moins sa famille est revenue à la raison. L’histoire de Ludo évoque l’histoire du Christ, qui est une figure centrale du livre, Le bouc émissaire, de Girard, et qui comme Ludo, a été persécutée par les Juifs, mais au moins ses disciples sont revenues a la raison. La souffrance de Ludo évoque images religieuses, et même le terme bouc émissaire ressemble l’agneau dont les Evangiles parlent. Comme agneau, dit Girard, « it implies the substitution of one victim for all the others but replaces all the distasteful and loathsome connotations of the goat with the positive associatons of the lamb. It indicates more clearly the innocence of this victim, the injustice of the condemnation, and the causelessness of the hatred of which it is object » (Scapegoat 116).

Mais le Christ était un homme masculin, au moins la définition accepté par la société, et son genre n’était pas questionné. Est-ce que Ludo et d’autres comme lui pourront devenir la connotation positive d’un bouc émissaire ? Ou est-ce qu’ils toujours seront des victimes ?

About these ads

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Follow

Get every new post delivered to your Inbox.

%d bloggers like this: